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Brèche dans la digue 

Le Maire, Pierre Babut, par ailleurs président du SMAGL (Syndicat Mixte de l’Aménagement et la Gestion du Loing) a rédigé une motion sur la protection des ouvrages sur le Loing. Il l’a présentée au Conseil Municipal du 15 décembre, et elle a été votée à l’unanimité.

 

Suite aux tempêtes de mars et aux graves inondations du début juin 2016, la plupart des ouvrages régulateurs du Loing se trouvent lourdement endommagés, le niveau de l’eau est au plus bas laissant un paysage dévasté.

Des dégâts plus importants sont apparus après la baisse des eaux, découvrant les fondations d’anciens bâtiments, dont l’architecture avait été conçue en fonction du niveau de l’eau :

Les élus constatent que

- La grande majorité des constructions est bâtie sur des pieux d’acacia qui vont pourrir étant hors d’eau,

- Les propriétaires riverains sont dans le désarroi et dans la crainte de l’effondrement des berges et de leurs constructions,

- Les propriétaires riverains redoutent une perte très importante de la valeur de leurs biens,

- La pratique du Canoë-kayak est devenue impossible, les passes étant toutes hors d’eau.

- Les captages d’eau potable accusent une baisse inquiétante de leur niveau.

La vie s’étant installée, au fil des siècles, auprès des moulins et déversoirs, les élus délégués des communes riveraines estiment donc que le patrimoine bâti doit impérativement être sauvé et entretenu.

Les directives européennes actuelles sur l’eau, ne font pas des continuités des rivières une priorité mais insistent plutôt sur un objectif général d’amélioration de la qualité de l’eau (traitement nitrates, pesticides…). Elles sont interprétées sans nuance par les Services de l’Etat qui prônent un effacement systématique des ouvrages, sans tenir compte de l’architecture des bâtiments et de leur antériorité.

Les élus délégués demandent expressément aux Pouvoirs Publics que ces consignes permettant d’assurer la continuité écologique du Loing, soient reconsidérées et assouplies et que la réparation des ouvrages soit financée et entreprise sans délai.

Ils considèrent aussi que l’argent public octroyé aux Syndicats de rivières depuis plus de 50 ans, doit continuer à être affecté à l’entretien général des rivières, en particulier à celui des ouvrages, et ils n’admettent pas que ce même argent public soit désormais affecté à la destruction de ces mêmes ouvrages.

Les élus considèrent que dans ce domaine les décisions doivent leur appartenir.

Ils refusent, qu’au nom desdites continuités écologiques, on leur oppose de longues et coûteuses études dilatoires, au risque de l’aggravation des dégâts constatés.

 

Les élus considèrent enfin que les passes à poisson sont un moyen acceptable de respecter lesdites continuités écologiques.